Soleil ! toi le démon ardent qui répands ton ignoble chaleur
Sur le monde et sur moi, infâme sans cœur
Je te somme de partir
Et de laisser la Lune revenir
Ce doux astre vaut mieux que toi,
Qui te proclames des cieux le roi
Mon âme se fatigue de ta vision
Et tes rayons ne me sont qu'affliction
Je hais et j'abhorre le jour,
cela je le jure, pour toujours
La nuit m'est tellement plus douce
Alors que le zénith me courrouce
La beauté présumée de tes reflets chatoyants
N'éveille en moi que des desseins indécents
Et il est impossible que je me repose
Sitôt que ton regard sur moi se pose
Soleil ! puisses-tu enfin mourir
Offre-moi la fin de ton brillant empire
Abandonne-toi enfin au sommeil
Ah, je t'en prie, Soleil !
Dans un grand spectacle plein de lumière,
Tu t'éteindras, astre éphémère,
Et partout dans l'univers, nous chanterons ton déclin
Toi qui fus autrefois maître de nos destins
Sur le monde et sur moi, infâme sans cœur
Je te somme de partir
Et de laisser la Lune revenir
Ce doux astre vaut mieux que toi,
Qui te proclames des cieux le roi
Mon âme se fatigue de ta vision
Et tes rayons ne me sont qu'affliction
Je hais et j'abhorre le jour,
cela je le jure, pour toujours
La nuit m'est tellement plus douce
Alors que le zénith me courrouce
La beauté présumée de tes reflets chatoyants
N'éveille en moi que des desseins indécents
Et il est impossible que je me repose
Sitôt que ton regard sur moi se pose
Soleil ! puisses-tu enfin mourir
Offre-moi la fin de ton brillant empire
Abandonne-toi enfin au sommeil
Ah, je t'en prie, Soleil !
Dans un grand spectacle plein de lumière,
Tu t'éteindras, astre éphémère,
Et partout dans l'univers, nous chanterons ton déclin
Toi qui fus autrefois maître de nos destins
Le monde sera baigné d'une sombre clarté
Diffuse des étoiles et de l'obscurité
Et fière de son éternelle victoire,
La déesse éclairera à jamais le soir
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