lundi 16 juillet 2012

Parfois, hautes dans le ciel, les étoiles tant décriées
Tombent sur Terre et y demeurent enchaînées,
A jamais, par les cruels liens de la société

Ces bons astres n'ont personne pour les sauver,
Et, malgré toute leur vertu, demeurent isolés.
Les ombres terrestres n'ont d'yeux pour les regarder

Leur splendeur, en effet, pourrait les aveugler.
Rares sont les iris qui savent admirer l'intérieure beauté
De ces coeurs, au mal soustraits et restés cachés.

Ce monde est cruel, dur et mauvais,
Tous se complaisent dans l'idiot et le laid,
Nul ne sait plus apprécier ce qui est vrai.

Leur éclat brillera davantage pour l'éternité,
Dans la noire pénombre où ils sont acculés,
Prêts à éclairer qui du chemin s'est écarté.

Car c'est dans l'Ombre et le Néant qu'on trouve la vérité,
Bien lointaine des illusions de la lumière édulcorée,
L'allégorie de la caverne, inversée.
Gouttes de pluie avec fureur s'abattant
Le déluge revit pendant un court instant
La colère de la nuit, le caprice du printemps
Rires d'enfants
Douces voix chantant
La candeur d'antan
Son prénom fait frémir l'air
Son visage est gravé dans la mer
Sa voix persiste dans l'atmosphère
Ses pas marquent à jamais la terre
O, cursed be the terrible sadness
Which must ensue to grim loneliness !

Through isolation, bittersweet melancholy
As writing silly verses to some forlorn beauty

Knowing in advance she won't even care
And yet, with powerful hopes, still dare

Pages and books filled with sweet messages
And calls which shall echo through eternal ages

Whenever you'd be facing refusal
Remember how feelings are universal

Because, my fellow comrade, my friend
One day, all of us shall meet our end

And yes, all of us, whoever we are, remain human
What I've felt, you've felt so, my fellow man

So your suffering is mine too
All humanity suffers along with you