Souffrance de l'amour
Qui essuie les tempêtes
Tentant de durer toujours
Malgré les éclairs sur nos têtes
Car ce charmant bateau
Bien qu'il soit beau, qu'il soit grand
Est ballotté par les puissants flots
D'un désespoir latent
Celui qui noie mon cœur,
Pauvre naufragé oublié
Bercé par la douleur
S'endormant à jamais
Car assurément, le beau d'antan se ternit
Ce que j'ai tant vanté et tant aimé
N'était-ce qu'une couche de vernis ?
Cela, je ne le croirai jamais.
Il t'est impossible de feindre
Avec un coeur si pur
Des qualités dont on ne peut se plaindre,
Que ton coeur soit devenu si dur !
Non, je ne veux pas croire que la sirène
Non pas Ariel, celle qui réchauffe mon lit
La douce, la belle que j'aime
Puisse devenir une odieuse harpie
L'incertitude dégonfle les voiles de ma raison
Ma boussole s’affole, en tout sens
Je cherche la bonne direction
Pour retrouver la vieille luxuriance
Les vieux âges passés
Peut-être plus heureux,
Pas encore oubliés,
Où nous jouions nos jeux
Car enfin, quelle malédiction
Peut faire qu'en ton âme
Où je trouvais la beauté à foison
J'aperçoive, naissant, le chardon ?
A vrai dire, peut-on parler de chardon ?
Tu n'es pas devenue méchante
Ton coeur est toujours bon
Jamais tu ne me tourmentes ...
Et pourtant ! Pourquoi ces pleurs ?
Pourquoi n'aime-je pas ce changement ?
Pourquoi de telles frayeurs ?
Pourquoi écris-je cela en tremblant ?
Est-ce que mon jugement est faussé ?
Trompé par de fausses impressions
Suis-je devenu incapable de raisonner ?
Crains-je sans raison une funeste malédiction ?
Ou alors si je n'ai pas tort
Ah, pensée fatale !
Te faut-il faire effort
Pour chasser le mal ?
Tant de questions torturent mon esprit
Par ces changements perturbé
Je ne sais plus où j'en suis
Je n'ai plus qu'une pensée
Je languis des époques d'antan
Où, belle, douce et gentille,
Tu étais là, souriant et riant,
Et tantôt tu pleurais en m'écoutant.
Et je crains qu'elles ne soient révolues
Que la dureté et la défiance t'aient changée
Que jamais elles ne soient plus,
Et que tu ne sois plus celle que j'aimais !
Sans doute suis-je dramatique
Autant que dénué de sens pratique
Mais en incurable romantique
Ici, je ne suis point sarcastique
Vraiment, c'est mon âme qui saigne de douleur
De vouloir te voir revenir comme avant à la douceur
De vouloir que d'une larme, tu sèches mes pleurs
De vouloir enfin retrouver ton cœur
dimanche 23 juin 2013
lundi 16 juillet 2012
Parfois, hautes dans le ciel, les étoiles tant décriées
Tombent sur Terre et y demeurent enchaînées,
A jamais, par les cruels liens de la société
Ces bons astres n'ont personne pour les sauver,
Et, malgré toute leur vertu, demeurent isolés.
Les ombres terrestres n'ont d'yeux pour les regarder
Leur splendeur, en effet, pourrait les aveugler.
Rares sont les iris qui savent admirer l'intérieure beauté
De ces coeurs, au mal soustraits et restés cachés.
Ce monde est cruel, dur et mauvais,
Tous se complaisent dans l'idiot et le laid,
Nul ne sait plus apprécier ce qui est vrai.
Leur éclat brillera davantage pour l'éternité,
Dans la noire pénombre où ils sont acculés,
Prêts à éclairer qui du chemin s'est écarté.
Car c'est dans l'Ombre et le Néant qu'on trouve la vérité,
Bien lointaine des illusions de la lumière édulcorée,
L'allégorie de la caverne, inversée.
Tombent sur Terre et y demeurent enchaînées,
A jamais, par les cruels liens de la société
Ces bons astres n'ont personne pour les sauver,
Et, malgré toute leur vertu, demeurent isolés.
Les ombres terrestres n'ont d'yeux pour les regarder
Leur splendeur, en effet, pourrait les aveugler.
Rares sont les iris qui savent admirer l'intérieure beauté
De ces coeurs, au mal soustraits et restés cachés.
Ce monde est cruel, dur et mauvais,
Tous se complaisent dans l'idiot et le laid,
Nul ne sait plus apprécier ce qui est vrai.
Leur éclat brillera davantage pour l'éternité,
Dans la noire pénombre où ils sont acculés,
Prêts à éclairer qui du chemin s'est écarté.
Car c'est dans l'Ombre et le Néant qu'on trouve la vérité,
Bien lointaine des illusions de la lumière édulcorée,
L'allégorie de la caverne, inversée.
O, cursed be the terrible sadness
Which must ensue to grim loneliness !
Through isolation, bittersweet melancholy
As writing silly verses to some forlorn beauty
Knowing in advance she won't even care
And yet, with powerful hopes, still dare
Pages and books filled with sweet messages
And calls which shall echo through eternal ages
Whenever you'd be facing refusal
Remember how feelings are universal
Because, my fellow comrade, my friend
One day, all of us shall meet our end
And yes, all of us, whoever we are, remain human
What I've felt, you've felt so, my fellow man
So your suffering is mine too
All humanity suffers along with you
Which must ensue to grim loneliness !
Through isolation, bittersweet melancholy
As writing silly verses to some forlorn beauty
Knowing in advance she won't even care
And yet, with powerful hopes, still dare
Pages and books filled with sweet messages
And calls which shall echo through eternal ages
Whenever you'd be facing refusal
Remember how feelings are universal
Because, my fellow comrade, my friend
One day, all of us shall meet our end
And yes, all of us, whoever we are, remain human
What I've felt, you've felt so, my fellow man
So your suffering is mine too
All humanity suffers along with you
jeudi 14 juin 2012
Mon réveil familier
Le glorieux rêve d'amour, brisé
Splendide vision des songes
Au réveil devenue mensonge
Envolé, le fragment d'éternité
Fin de la rêverie onirique
Morne retour à la réalité
Dans ce bas monde cynique
Il n'y a nulle idylle à partager
Nul baiser à échanger
Humanité caustique
Grouillants pestiférés
Négligeant la musique
De l'amour enchanté
La foule que le bruit hante
N'a rien qui m'enchante
Comme cette belle apparue
Ma rêverie disparue
Retour à l'affreux monde dissolu
Retour aux traînées sur les rues
Retour à la société sans vertu
Splendide vision des songes
Au réveil devenue mensonge
Envolé, le fragment d'éternité
Fin de la rêverie onirique
Morne retour à la réalité
Dans ce bas monde cynique
Il n'y a nulle idylle à partager
Nul baiser à échanger
Humanité caustique
Grouillants pestiférés
Négligeant la musique
De l'amour enchanté
La foule que le bruit hante
N'a rien qui m'enchante
Comme cette belle apparue
Ma rêverie disparue
Retour à l'affreux monde dissolu
Retour aux traînées sur les rues
Retour à la société sans vertu
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