Parfois, hautes dans le ciel, les étoiles tant décriées
Tombent sur Terre et y demeurent enchaînées,
A jamais, par les cruels liens de la société
Ces bons astres n'ont personne pour les sauver,
Et, malgré toute leur vertu, demeurent isolés.
Les ombres terrestres n'ont d'yeux pour les regarder
Leur splendeur, en effet, pourrait les aveugler.
Rares sont les iris qui savent admirer l'intérieure beauté
De ces coeurs, au mal soustraits et restés cachés.
Ce monde est cruel, dur et mauvais,
Tous se complaisent dans l'idiot et le laid,
Nul ne sait plus apprécier ce qui est vrai.
Leur éclat brillera davantage pour l'éternité,
Dans la noire pénombre où ils sont acculés,
Prêts à éclairer qui du chemin s'est écarté.
Car c'est dans l'Ombre et le Néant qu'on trouve la vérité,
Bien lointaine des illusions de la lumière édulcorée,
L'allégorie de la caverne, inversée.
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