lundi 26 décembre 2011

Jeux littéraires

Tandis que je ne me sentais pas l'inspiration d'écrire une nouvelle ou de coucher mes réflexions et mes pensées sur le papier, mais néanmoins brûlant de la volonté de créer, il m'est venu à l'idée de m'essayer à quelques jeux littéraires afin de stimuler ma créativité.  Ceux-ci se trouvent sur http://www.zulma.fr/luna-circus.html, si d'aucuns d'entre mes lecteurs, dont je viens parfois à douter de la réalité, tiennent à s'y essayer. Je devrais peut-être participer à un atelier d'écriture, ma foi ...

1) L'atelier 1
Le froid et la solitude s'étaient emparés de son âme.. Il se trouvait au milieu de ruines, entouré par des murs cyclopéens..

Le visage tâché de sang, il était mort.. On l'avait retrouvé dans un manoir, une épée effilée à travers le corps..

D'aucuns en nos temps ne désirent plus vivre seuls sur une île à grimper aux palmiers.. Non, en effet, ils préfèrent se pavaner à la lumière avec leur air arrogant..

Il était seul au milieu du désert, avec pour seule compagnie la Lune.. Le désespoir l'envahissait et, au sein de ce monde sombre et noir, l'envie d'hurler lui prenait. Seule le sauvait de la folie son éducation stricte qui lui avait imposé des manies et une gestuelle maniérée..

Tandis que j'étais à la tête d'un navire naviguant entre les glaciers, sous le ciel noir couvert d'étoiles, quelque chose devant le bateau remua.. Des plate-formes faites de glace polie émergèrent des eaux, laissant apparaître une somptueuse beauté qui s'avançait vers le vaisseau, le pas traînant..



 2) L'atelier 2


Pour information, les mots en gras sont relatifs aux mots choisis parmi une liste tandis que les expressions soulignées sont celles ayant un lien direct avec le tableau ou la gravure.

 La Grâce du Fou 

Le fantôme sur la terrasse, Delacroix

Alors tu oublieras la lune et les étoiles. Tu vogueras au sein d'un désert, homme solitaire, inconnu de la société. A travers ton périple, t'amène-t-il dans un labyrinthe ou au sommet d'une sombre montagne, tu contempleras ton reflet, ce fantôme en armure qui jamais ne rompt son silence et qui languit d'amour pour sa dulcinée. Alors que tu songeras à tes blessures et au prix du sang, tu verras le véritable visage de Dieu.


Le Coup de Vent, Steinlen

L'homme était là, en retrait, à l'écart. Sa présence ne pouvait être devinée que grâce à une mince ligne de lumière qui tombait sur son visage, tel un éclair dans l'azur. Tout le monde dansait et s'amusait mais lui, il contemplait le dehors pour voir les dernières fleurs d'automne faner et disparaître. Au fond de lui, il n'avait jamais été qu'un enfant dans une corbeille, ce monde n'était pas pour lui, et le peu d'attention qu'on lui prêtait était pour lui propice à son évasion.


Gravure inspirée par La Divine Comédie de Dante Alighieri, par Gustave Doré

Il se trouvait dans un océan de folie, menaçant d'être englouti par les flots de la déraison. Il maudissait Dieu de lui réserver pareil sort et ses blasphèmes se retournaient contre lui tels les échos d'une plainte amère. Il ne parvenait pas à accepter la tournure des évènements qui l'avait menée à commettre pareil crime sous l'effet de l'ivresse.

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