S'il est une chose qui m'agace plus qu'une autre en ce monde, c'est bien la tendance qu'a notre société de faire des pseudo-débats sur des questions d'éthique, de moralité et d'égalité que nous aurions dû depuis déjà bien longtemps résoudre. Fut-ce quant au choix de la sexualité des individus, au sujet de l'inégalité salariale entre hommes et femmes, à propos d'autres thèmes soi-disant controversés, quel est le besoin d'en faire des débats et d'où tirons-nous l'arrogance de pouvoir déterminer que telle chose est morale tandis qu'une autre ne le serait pas ?
Les anciens Grecs et antiques Romains pratiquaient déjà l'homosexualité et aucun pseudo-courroux divin ou décadence morale n'a pu être observé, à part la déchéance induite par les conflits fratricides et les complots de politiciens véreux, qui n'ont rien à voir avec le choix de la sexualité. De telles mesures ne peuvent être prises que par les individus eux-mêmes et par eux seuls. Il n'appartient à personne d'émettre quelque jugement que ce soit, et j'abhorre quiconque pense le contraire. Alors quelle est cette religion qui se prétend proférer les mots de Dieu et condamne ceux qu'elle nomme vulgairement 'sodomites', si ce n'est une aberration causée par le fanatisme ? L'excès en toute chose est mauvais ; aussi l'excès de foi ne peut-il nous mener qu'à des situations aussi ridicules que la répression de l'homosexualité au sein d'une société qui se prétend libre et ose mentionner le concept d'égalité quand elle ne l'applique pas à quelque degré que ce soit.
S'il est un Dieu qui observe les Hommes et qu'il n'est ni chimère fantasmagorique ni squelette brisé suspendu à la voûte des Cieux, attendant de s'écrouler enfin, n'est-il alors pas un être oisif qui se contrefiche de l'avenir de l'humanité puisqu'il laisse ainsi les gens faire profession de haine en Son nom, ou est-il au contraire derrière toute cette haine ? Je désavoue l'existence d'une telle divinité et méprise quiconque s'y soumet de la sorte qu'il en vienne à blesser ses semblables en poursuivant l'application des affabulations d'un livre si ancien, symbolique et écrit dans un langage si sibyllin que tout un chacun peut y voir ce qu'il veut.
S'il est un Dieu qui observe les Hommes et qu'il n'est ni chimère fantasmagorique ni squelette brisé suspendu à la voûte des Cieux, attendant de s'écrouler enfin, n'est-il alors pas un être oisif qui se contrefiche de l'avenir de l'humanité puisqu'il laisse ainsi les gens faire profession de haine en Son nom, ou est-il au contraire derrière toute cette haine ? Je désavoue l'existence d'une telle divinité et méprise quiconque s'y soumet de la sorte qu'il en vienne à blesser ses semblables en poursuivant l'application des affabulations d'un livre si ancien, symbolique et écrit dans un langage si sibyllin que tout un chacun peut y voir ce qu'il veut.
Nous sommes libres : aussi devrions-nous disposer de tous les choix possibles, sans avoir à subir la pression de mentalités décadentes ou l'oppression de croyances religieuses désuettes. Le fait que l'homosexualité puisse être vue comme un signe de débauche ou une anomalie ; ceux qui dénigrent les femmes ou celles qui au contraire méprisent les hommes ; tout cela montre bien la principale faille de l'Homme : sa tendance à constamment tout juger et à rapporter à ses propres valeurs intrinsèques tout ce qui existe, sans avoir la moindre once de sagesse ou une vision plus modérée des choses.
Ainsi, ce sont les gens tels que les homophobes, les fanatiques religieux, les misogynes, les androgynes et les xénophobes qui empêchent tout progrès au sein de la société. Ce dont nous débattons dans des discours insensés ne devrait pas même être sujet à débat : il s'agit de la liberté et du principe d'égalité, qui nous sont des droits inaliénables.
Tous les hommes et femmes sont égaux en droits. La simple existence d'une inégalité salariale entre les hommes et les femmes est l'une des preuves d'une société qui malgré sa prétendue modernité continue à faire prospérer une vision trop archaïque de la société où les femmes restent tranquillement au foyer tandis que les hommes doivent travailler. Grands dieux, que l'inverse serait inimaginable ! Voir un homme s'occuper de sa maison et chérir ses enfants avec la même ferveur qu'une femme, cela choque les mœurs et marque les mentalités, cela est remarquable, inhabituel, inouï !
Ainsi, d'aucuns pensent qu'il est nécessaire de limiter les possibilités de carrières des femmes, afin que l'économie en fonctionne d'autant mieux. Mais enfin ! Sommes-nous là encore de tels esclaves de notre système que nous en venions à dénigrer la naissance d'enfants ? Sous prétexte qu'une femme peut tomber enceinte, elle ne doit pas être embauchée ? Et si par miracle elle venait à obtenir un travail, elle devrait gagner moins qu'un homme pour l'exacte même quantité de travail sinon davantage ? Mais quelle est cette société sinon une abomination caractérisée par l'injustice, je vous en pose la question ! L'intolérance la ronge depuis tous temps, il nous serait temps d'évoluer et d'apprendre enfin le respect.
Il me paraît inconcevable que nous en soyons encore à une société où de telles inégalités subsistent. Nous nous prétendons modernes, évolués ; la vérité est qu'à l'égard de la morale l'Antiquité était bien en avance sur nous ! En venir à débattre du fait de oui ou non diminuer les inégalités salariales est une hérésie caractérisée par l'idiotie : il faudrait simplement abolir ce concept d'inégalité, non pas simplement diminuer ou même de débattre de si c'est bien ce qu'il faudrait faire !
Ces pseudo-débats insipides et inutiles ne font nullement avancer les choses ; à force de proférer de belles paroles sans rien faire, nous n'avançons pas, nous ne faisons que stagner, si nous ne reculons pas.
Et il en va évidemment de même pour bien des questions éthiques et morales supposément très importantes en nos temps. D'aucuns d'entre nous font partie des catégories empêchant l'avancée correcte de la morale, de la justice et de l'égalité. Forts de leurs convictions, ils dénigrent d'autres catégories de personnes et font preuve de la plus grande intolérance sans même prêter attention à la débauche morale et à la décadence de la culture qui caractérise nos temps ! Ah, mais personne ne semble s'intéresser à ces affaires, alors que c'est là les véritables questions de nos temps.
Il serait temps que l'humanité toute entière cesse de s'agiter en tous sens et que nous brisions l'individualisme qui s'est emparé de chacun d'entre nous à des degrés divers, car en ne pensant pas à notre prochain et en ne faisant que démontrer le plus grand égocentrisme qui soit, nous nous détournons de toute morale et de tout concept de fraternité. Les discours de la plupart de nos politiciens n'ont plus de sens, ce sont des mots privés de toute connotation qu'on nous crache au visage, en pensant que la vieille expression de Juvénal 'Panem et circenses' est toujours d'actualité. La vérité, cependant, c'est que nos jeux ne sont plus que des spectacles abrutissants et que notre pain est rassis, si nous trouvons tout juste le pécule pour l'acheter. Pendant ce temps, nos chers oligarques que nous tenons en si haute estime et qui tiennent une place si importante en nos cœurs, nos tyrans modernes agitant le grand sceptre corrompu de l’Économie pour imposer leurs lois liberticides et prônant l'iniquité et l'intolérance, ces grands pontes festoient, se complimentent et nous saoulent occasionnellement de fumée en nous crachant au visage des mots qui n'ont qu'une senteur d'opium.
Peu de gens semblent se rendre compte que nous vivons dans un univers de mensonges et encore plus rare sont ceux à oser le clamer. Au cas où ils viendraient à se faire remarquer, on leur colle l'étiquette d'extrémistes politiques, d'idéalistes, de fous ou de sectaires afin de mieux réduire leur parole à néant et de les discréditer. La foule est cependant trop occupée à gérer sa propre vie individuelle pour proprement réfléchir quant à la nature de notre monde moderne, incapable de distinguer l'homme bon du menteur. Elle ne se pose jamais pour réfléchir, sa vie est frénétique et pourtant constante, elle forme une triste routine trop peu formée au raisonnement. C'est là qu'il est nécessaire d'agir.
Il serait temps que l'humanité toute entière cesse de s'agiter en tous sens et que nous brisions l'individualisme qui s'est emparé de chacun d'entre nous à des degrés divers, car en ne pensant pas à notre prochain et en ne faisant que démontrer le plus grand égocentrisme qui soit, nous nous détournons de toute morale et de tout concept de fraternité. Les discours de la plupart de nos politiciens n'ont plus de sens, ce sont des mots privés de toute connotation qu'on nous crache au visage, en pensant que la vieille expression de Juvénal 'Panem et circenses' est toujours d'actualité. La vérité, cependant, c'est que nos jeux ne sont plus que des spectacles abrutissants et que notre pain est rassis, si nous trouvons tout juste le pécule pour l'acheter. Pendant ce temps, nos chers oligarques que nous tenons en si haute estime et qui tiennent une place si importante en nos cœurs, nos tyrans modernes agitant le grand sceptre corrompu de l’Économie pour imposer leurs lois liberticides et prônant l'iniquité et l'intolérance, ces grands pontes festoient, se complimentent et nous saoulent occasionnellement de fumée en nous crachant au visage des mots qui n'ont qu'une senteur d'opium.
Peu de gens semblent se rendre compte que nous vivons dans un univers de mensonges et encore plus rare sont ceux à oser le clamer. Au cas où ils viendraient à se faire remarquer, on leur colle l'étiquette d'extrémistes politiques, d'idéalistes, de fous ou de sectaires afin de mieux réduire leur parole à néant et de les discréditer. La foule est cependant trop occupée à gérer sa propre vie individuelle pour proprement réfléchir quant à la nature de notre monde moderne, incapable de distinguer l'homme bon du menteur. Elle ne se pose jamais pour réfléchir, sa vie est frénétique et pourtant constante, elle forme une triste routine trop peu formée au raisonnement. C'est là qu'il est nécessaire d'agir.
La culture est la voie vers la connaissance : lorsque celle-ci est acquise, elle permet à l'humanité d'apprendre de ses erreurs et de ne jamais plus les réitérer, tout en forgeant son esprit et son goût pour la philosophie et les arts. Bien des affaires qui peuvent nous paraître tout à fait modernes et nouvelles ont en réalité déjà été traitées par les Anciens que nous négligeons trop. Je vous le dis : la culture et la connaissance forment la voie vers la sagesse et une société meilleure. Une telle société formée d'hommes éclairés par la pensée n'est point dupe ; elle est propre à se remettre en question et à changer les choses. En ce qui me concerne, j'attends de voir les temps futurs afin de mieux juger quelle société nous sommes. Je ne forme cependant que peu d'espoirs quant au fait que nous soyons particulièrement plus éclairés que nos ancêtres, sinon moins. Ce ne sont jamais qu'une poignée d'hommes par siècle qui semblent l'être, d'où le fait que chaque avancée sociale est également contemporaine d'une série d'ignominies provoquées par la folie des Hommes.
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