lundi 12 décembre 2011

De l'asservissement par le système monétaire international

Plus j'en viens à y penser, plus il me semble que les bases mêmes de notre système économique décadent reposent sur une énorme erreur n'ayant jamais été rectifiée ou trop peu souvent remise en question, faute de pouvoir la considérer autrement. Rousseau le disait déjà : le fondateur de la société est l'homme qui a décidé qu'un tel endroit lui appartenait et a ainsi créé la propriété privée. Rien n'est plus vil et infâme que ce concept : de quel droit peut-on oser s'approprier une terre sur laquelle vivent tant de créatures et ne la faire que sienne ? Comment peut-on défier la Nature et lui voler les biens qu'elles dispensaient avec générosité ? Par quel égoïsme déraisonné ? Par quelle terrible erreur en sommes-nous arrivés là ?

La vérité est là : la Terre n'appartient à personne, ou plus précisément elle appartient à tout ce qui est, pas même aux Hommes seulement. Qui serions-nous pour nous juger supérieurs à la Nature dans son ensemble quand nous sommes nous-mêmes ses produits les plus évolués ? Ne devrions-nous pas être l'exemple-même ? Eh bien, contre toute attente, force est de constater que l'évolution ne nous a pas doté de suffisamment de raison et de sagesse : à la vérité, avec notre ego démesuré, nous ne valons pas bien mieux que des primates, bien que nous clamions haut et fort à quel point nous nous en sommes éloignés.

Il nous est nécessaire d'opérer là une profonde réforme dans nos vies, afin que nous cessions de détruire notre si précieux monde afin d'obtenir des ressources du sang de la terre. Refermons les veines de notre planète et réfléchissons sur le sens de nos actions. Le paradoxe est saisissant : nous avons tant dévié de notre pureté originelle que nous ne nous rendons pas compte que, pris dans l'engrenage d'un système défaillant, nous détruisons le monde sur lequel nous voulons continuer à prospérer.

A la vérité, que se passerait-il si nous retirions nos plateformes pétrolières et cessions toute autre action d'agression vis-à-vis de notre ancien Eden ? Le monde tel quel ne pourrait continuer à tourner et commencerait à dérailler. Cependant, d'un point de vue écologique, c'est bien là la plus normale des choses à faire. Voilà la démonstration de notre paradoxe, voilà la preuve de notre mode de vie décadent, voilà la dérive de l'humanité ! Si tournés sur nous-mêmes, égoïstes et aveugles aux plaintes de notre bienveillante et éternelle Mère Nature qui nous a engendré, nous en venons à la meurtrir et à la saigner pour subsister afin de mieux finalement nous écrouler.

En accordant une valeur abstraite à des choses aussi ridicules que des bouts de papiers et des morceaux de ferraille, nous sommes dans l'erreur et nous nous sommes lentement faits prisonniers d'un système financier qui n'en viendra bientôt à ne plus profiter à qui que ce soit et causera la ruine de l'humanité toute entière. Je vous le demande : que se passerait-il si l'argent disparaissait ? Si vous n'en êtes jamais venu à considérer une telle option, c'est que vous êtes vous-même la preuve de cet emprisonnement. D'aucuns vous rétorqueraient qu'une telle chose serait impossible, qu'une pareille idée est le fruit de l'esprit d'un idéaliste nourri de folles utopies ... Mais les utopies ne sont-elles pas des modèles ? Ne devraient-elles pas être ce vers quoi nous devrions tendre et ce qui devrait alimenter nos rêves ? L'argent nous corrompt et nous abîme ; il crée des ravages et détruit des vies en les appauvrissant et en les exploitant tandis qu'une grasse élite se dresse à travers l'ombre pour mieux asservir l'humanité, sans qu'elle se rende compte elle-même qu'elle est prisonnière. 

Si vous ne croyez pas en cette corruption, je vous mets au défi : prenez un billet et brûlez-le. Prenez-en un autre et brûlez-le aussi. Brûlez toutes vos économies, vos chèques et essayez de ne rien ressentir. Je pense pouvoir affirmer que vous n'oseriez pas. C'est en cela que vous êtes esclave de l'argent. Mais vous n'êtes pas seul, car le système monétaire international qui nous enclave touche chaque être sur cette Terre. Observez la réaction des gens si vous placez un billet d'une somme alléchante bien en évidence ou si vous laissez tomber votre porte-monnaie. C'est le combat de la morale contre la cupidité, et les temps et la société font que la morale ne gagne que trop rarement. Réfléchissez-y. 

Je suis tout à fait d'avis qu'un retour à une vie plus saine est faisable : seule la volonté est nécessaire. Ce que notre civilisation sur le déclin détruit, nous pouvons encore le sauver. Ces âmes que l'argent damne, celles que le système détruit : elles peuvent encore se repentir ! Celui dont le dos ploie sous la difficulté de sa tâche, celui qui doit nourrir sa famille et travaille dur pour cela : ils ne méritent pas leur condition, alors changeons-la ! La quasi-totalité de nos vices ne sont provoqués que par l'argent : débarrassons-en nous ! En prisonniers du système, il est notre devoir de briser nos chaînes ! 

La prise de conscience est la première étape importante à franchir et sans doute la plus ardue : constatez comme moi le paradoxe de nos vies et tentons de le changer. Rien n'est fait qui ne peut être défait : unissons-nous et créons un autre monde, meilleur. L'accès à des vies plus saines ne dépend que de nous ... Il n'a toujours dépendu que de nous et c'est là le but vers lequel nos vies doivent tendre. Si tel but nous est inaccessible actuellement, faisons le nécessaire pour qu'il puisse être atteint. 

Et si nous ne pouvons nous défaire de l'argent, tâchons au moins d'arrêter cette ridicule destruction de notre planète et de créer une société plus égalitaire. Cessons les querelles, les débats stériles et agissons enfin. Il n'appartient qu'à nous de changer le monde.

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